About Me
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Victor Hugo (1802-1885)
pour Louise Michel
Ayant vu le massacre immense, le combat le peuple sur sa croix, Paris sur son grabat, La pitié formidable était dans tes paroles. Tu faisais ce que font, les grandes âmes folles Et, lasse de lutter, de rêver, de souffrir, Tu disais : « J'ai tué ! » car tu voulais mourir.
Tu mentais contre toi, terrible et surhumaine. Judith la sombre Juive, Aria la Romaine Eussent battu des mains pendant que tu parlais. Tu disais aux greniers : « J'ai br0lé les palais ! » Tu glorifiais ceux qu'on écrase et qu'on foule. Tu criais : « J'ai tué! Qu'on me tue! - Et la foule Écoutait cette femme altière s'accuser. Tu semblais envoyer au sépulcre un baiser ; Ton oeil fixe pesait sur les juges livides : Et tu songeais, pareille aux graves Euménides.
La pâle mort était debout derrière toi. Toute la vaste salle était pleine d'effroi. Car le peuple saignant hait la guerre civile. Dehors on entendait la rumeur de la ville. Cette femme écoutait la vie aux bruits confus D'en haut. dans l'attitude austère du refus. Elle n'avait pas l'air de comprendre autre chose Qu'un pilori dressé pour une apothéose : Et, trouvant l'affront noble et le supplice beau Sinistre, elle hâtait le pas vers le tombeau Les juges murmuraient : « Qu'elle meure! C'est juste Elle est infâme. À moins qu'elle ne soit auguste » Disait leur conscience. Et les juges, pensifs Devant oui, devant non, comme entre deux récifs Hésitaient, regardant la sévère coupable.
Et ceux qui, comme moi, te savent incapable De tout ce qui n'est pas héroïsme et vertu. Qui savent que si l'on te disait: « D'où viens-tu ? » Tu répondrais : « Je viens de la nuit où l'on souffre ; Oui, je sors du devoir dont vous faites un gouffre! Ceux qui savent tes vers mystérieux et doux, Tes jours, tes nuits, tes soins, tes pleurs donnés à tous. Ton oubli de toi-même à secourir les autres Ta parole semblable aux flammes des apôtres ; Ceux qui savent le toit sans feu, sans air, sans pain Le lit de sangle avec la table de sapin Ta bonté, ta fierté de femme populaire. L'âpre attendrissement qui dort sous ta colère.
Ton long regard de haine à tous les inhumains Et les pieds des enfants réchauffés dans tes mains : Ceux-là, femme, devant ta majesté farouche Méditaient, et malgré l'amer pli de ta bouche Malgré le maudisseur qui, s'acharnant sur toi Te jetait tous les cris indignés le la loi Malgré ta voix fatale et haute qui t'accuse Voyaient resplendir l'ange à travers la méduse.
Tu fus haute, et semblas étrange en ces débats : Car, chétifs comme sont les vivants d'ici-bas. Rien ne les trouble plus que deux âmes mêlées Que le divin chaos des choses étoilées Aperçu tout au fond d'un grand coeur inclément Et qu'un rayonnement vu dans un flamboiement.
Ayant vu le massacre immense, le combat le peuple sur sa croix, Paris sur son grabat, La pitié formidable était dans tes paroles. Tu faisais ce que font, les grandes âmes folles Et, lasse de lutter, de rêver, de souffrir, Tu disais : « J'ai tué ! » car tu voulais mourir.
Tu mentais contre toi, terrible et surhumaine. Judith la sombre Juive, Aria la Romaine Eussent battu des mains pendant que tu parlais. Tu disais aux greniers : « J'ai brûlé les palais ! » Tu glorifiais ceux qu'on écrase et qu'on foule. Tu criais : « J'ai tué! Qu'on me tue! - Et la foule Écoutait cette femme altière s'accuser. Tu semblais envoyer au sépulcre un baiser ; Ton oeil fixe pesait sur les juges livides : Et tu songeais, pareille aux graves Euménides.
Le poète a toujours raison Qui voit plus haut que l'horizon Et le futur est son royaume Face à notre génération Je déclare avec Aragon La femme est l'avenir de l'homme
Entre l'ancien et le nouveau Votre lutte à tous les niveaux De la nôtre est indivisible Dans les hommes qui font les lois Si les uns chantent par ma voix D'autres décrètent par la bible
Le poète a toujours raison Qui détruit l'ancienne oraison L'image d'Eve et de la pomme Face aux vieilles malédictions Je déclare avec Aragon La femme est l'avenir de l'homme
Pour accoucher sans la souffrance Pour le contrôle des naissances Il a fallu des millénaires Si nous sortons du moyen âge Vos siècles d'infini servage Pèsent encor lourd sur la terre
Le poète a toujours raison Qui annonce la floraison D'autres amours en son royaume Remet à l'endroit la chanson Et déclare avec Aragon La femme est l'avenir de l'homme
Il faudra réapprendre à vivre Ensemble écrire un nouveau livre Redécouvrir tous les possibles Chaque chose enfin partagée Tout dans le couple va changer D'une manière irréversible
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Interests
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Ma famille , Mes amis , Mes élèves , Mes projets , Mes Camarades , L'Art , La lecture , La polyphonie corse , la Poesie , Le chocolat , Le bonheur du genre humain , la justice , L'histoire des pierres , l'Histoire , les plantes , les Utopies , la politique aux mains du peuple
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Polyphonie corse avec Jacky Micaelli , Polyphonies marseillaises avec Manu Theron , Jean Ferrat , Grand corps malade , Higelin , Gaston Coutet
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Le mot Résistance se conjugue toujours au présent , Lucie Aubrac
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